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La mobilité ne doit pas s’arrêter aux frontières de l’UE : JEF en faveur d’une Europe sans visa !

, par JEF-Europe

Les citoyens des pays des Balkans, du Kosovo, de la République de Moldavie, de l’Ukraine et de la Turquie ont toujours recours à un visa pour entrer en Europe et ce, malgré les relations étroites entretenues en matière économique, sociale, culturelle et diplomatique.

Auteurs

Les Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Europe) souhaitent rappeler que les citoyens d’Albanie, de Bosmie-Herzégovine, du Kosovo, de la Moldavie, de l’Ukraine et de la Turquie, ont toujours l’obligation de suivre la longue, coûteuse et incertaine procédure de demande de visa pour entrer dans l’UE et ce malgré les relations étroites entretenues en matière économique, sociale, culturelle et diplomatique avec ces pays. Il existe une exemption générale de visa pour les citoyens de l’UE qui voyagent dans les états-voisins de l’UE tel la République de Moldavie, l’Ukraine, et les pays des Balkans (exceptée la Croatie). Etrangement, en sens inverse cela ne fonctionne pas : il est en effet plus difficile pour la majorité des Européens non citoyens de l’UE de voyager en son sein, plus difficile que ce ne l’est pour les citoyens américains. Les citoyens américains peuvent en effet voyager dans l’espace Schengen sans aucun contrôle de visa, alors qu’un citoyen moldave qui souhaite voyager dans un pays voisin comme la Roumanie par exemple, doit présenter un dossier, s’acquitter des frais de demande de visa et faire face à de nombreux obstacles administratifs avant, d’éventuellement, obtenir un visa pour passer la frontière !

La question des visas est une des problématiques les plus importantes de la politique extérieure des états voisins de l’UE. Ainsi, afin de satisfaire aux normes de l’UE, ces états, par le biais de leurs autorités nationales, ont initialisé le processus d’harmonisation de leur législation interne avec les critères de l’UE. Afin d’avancer dans cette direction, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Moldavie, l’Ukraine et la Turquie devront poursuivre les réformes adéquates et renforcer leur coopération avec l’UE au niveau local dans des domaines tels que le renforcement de l’état de droit, le combat contre le crime organisé et la corruption, le combat contre le trafic humain, l’accroissement des capacités administratives pour le contrôle aux frontières et la sécurité des documents par l’introduction des données biométriques.

La simplification de la procédure des visas n’est qu’un élément d’un ensemble plus large de mesures visant à la multiplication des relations entre individus. Cela comprend l’attribution d’un plus grand nombre de bourses pour les étudiants et les chercheurs, une coopération plus approfondie dans les domaines de la recherche, de l’éducation et de la culture - entre autre par la participation aux agences et aux programmes correspondants de l’UE- ainsi que la mise en place, pour ces chercheurs et étudiants, de règles simplifiées d’admission sur le territoire de l’UE et de garantie d’obtention de permis de résidence. Dans ce contexte, la JEF Europe encourage les autorités européennes à améliorer la politique des visas de l’UE à l’égard des pays du continent européen non membres de l’Union, et appelle à la solidarité auprès des Européens pour soutenir la libre-circulation, les échanges de mobilité et une coopération renforcée en Europe !

VISA :

un visa est un élément permettant de déterminer si une personne est autorisée à entrer dans le pays qui « délivre” le visa, elle est sujet au consentement d’un représentant officiel de l’immigration au moment de l’entrée effective dans le pays. L’autorisation peut être un document, mais il s’agit plus communément d’un tampon appliqué sur le passeport du candidat. Le pays qui délivre le visa conditionne généralement sa délivrance à un certain nombre de disposition, telle que la durée de validité du passeport, la période durant laquelle la personne doit demeurer dans le pays, si le visa est valable pour une ou plusieurs entrées, le paiement d’une certaine somme, etc… POLITIQUE DE L’UE EN MATIERE DE VISA. Alors que les citoyens de la Serbie, de l’ex-République yougoslave de Macédoine et du Monténégro peuvent voyager au sein de l’UE sans visa depuis le 19 décembre 2009, pour des milliers de citoyens venant de pays-partenaires de l’UE ( Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, République de Moldavie, Ukraine, et Turquie), le régime des visas est toujours un obstacle important à leur participation aux évènements internationaux : rencontres d’affaires, visites culturelles et sportives, séminaires et conférences internationales, voyages et réunions familiales, études et stages. Ils peuvent passer des jours ou des semaines à attendre leur visa. Par ailleurs, en l’absence d’ambassade sur le territoire national (par exemple, il n’existe aucune ambassade de Belgique en Moldavie, ou aucune ambassade d’Espagne en Albanie…) les candidats doivent souvent demander le visa dans un pays voisin et ainsi dépenser du temps et de l’argent dans les déplacements.

SOLIDARITE.

La Commission européenne a proposé une véritable avancée en matière de circulation sans visa, dans le cadre du partenariat oriental de décembre 2008, à savoir la révision des accords existants sur les simplifications pour l’obtention de visa ainsi que les « feuilles de route » menant à l’exemption de visa. Dans la déclaration commune du sommet de Prague sur le partenariat oriental du 7 mai 2009, l’UE s’engage à suivre un protocole vers la libéralisation des visas conçue pour chaque pays partenaire comme un objectif sur le long terme, dans la mesure où les conditions d’une mobilité bien-organisée et sécurisée sont en mises en place. Dans ce contexte, le soutien des citoyens de l’UE en faveur de la libéralisation des visas est une nécessité pour le développement d’un espace libre, démocratique et multi-culturel sur le continent européen.

PARTENARIAT SUR LA MOBILITE.

En tant que partenaires privilégiés de l’UE, les pays qui ont déjà signé les accords relatifs à la simplification du régime des visas dans un objectif de libéralisation de cette procédure, (Albanie, Bosnie Herzégovine) jouent un rôle important pour le développement de la stabilité et de la prospérité dans ces régions. Les pays partenaires appliquent avec succès les valeurs, les normes et les recommandations de l’UE, pour garantir la sécurité et le respect des droits de chaque citoyen qui voyagera sans visa. Par conséquent, la mobilité est un facteur important dans l’avancée des partenariats en matière économique, commerciale, judiciaire et de migration. C’est pour cette raison que la mise en place d’une politique forte conduisant à la libéralisation du régime des visas dans les pays partenaires, est une priorité aussi bien pour l’UE que pour les pays partenaires. Le régime sans visa sera une composante essentielle de la transparence, de la confiance et de la coopération entre les pays membres de l’UE et leurs voisins.

APPROCHE DE LA LIBRE CIRCULATION.

L’exclusion des Balkans et des pays d’Europe de l’est du nouveau dispositif sans visa de l’UE serait un message négatif à l’égard de ces régions. Aujourd’hui, les visas ne sont pas tant un instrument de sécurité et de protection pour les pays de l’UE, qu’un obstacle à l’établissement de relations entre individus, à l’échange d’expérience et à la communication. La communauté internationale a toujours défendu le maintien d’états pluriethniques et multiconfessionnels dans les Balkans et en Europe de l’est, en se basant sur les valeurs de démocratie, de tolérance et de multiculturalisme. Il est maintenant temps de soutenir ces états pour garantir la libre circulation de leurs citoyens.

COOPERATION RENFORCEE

La levée des contrôles aux frontières terrestres est accompagnée par une étroite coopération entre les organismes d’application des lois dans la zone frontalière. Depuis l’élargissement de l’Union Européenne en mai 2004, la police a développé un bon niveau de coopération dans les régions frontalières. Ce haut niveau de coopération policière- ainsi que le contrôle élevé des frontières extérieures- fut jugée de façon positive lors des missions d’évaluation 2006- 2007. La libéralisation des visas n’engendrera pas un déficit de sécurité dans les pays mentionné ci-dessus, mais au contraire, la sécurité sera améliorée dans la mesure où les forces policières, de par et d’autre des frontières, auront accès au même Système d’Information Schengen.

La JEF organisera, cette semaine, son action annuelle sans-visa, pour sensibiliser la population aux obstacles engendrés par les visas et appelle à l’unification du continent européen par l’abolition des frontières nationales pour tous les Européens.

Plus d’information sur www.jef.eu

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