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Le Taurillon dans l’arène politique en 2010

, par Laurent Nicolas

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L’Europe a fait parler d’elle en 2009 et nous n’avons pas manqué, au sein de la rédaction du Taurillon, de sujets à traiter au cours des douze derniers mois. Nous commencions 2009 en saluant une présidence française de l’Union européenne réactive dans la crise financière déferlante et ferme au moment du conflit russo-géorgien. Mais nous avions déjà en tête les élections au Parlement européen du mois de juin, l’événement qui devait remettre l’Europe en phase avec son avenir.

Face à la pesanteur de la campagne partisane qui n’avait d’égal que le désintérêt médiatique dominant, la blogosphère s’est rapidement animée pour donner un peu de vie à ce scrutin crucial et tenter de faire porter le débat sur les vrais enjeux de la législature européenne. Au Taurillon, nous avons voulu donner la parole aux candidats, à tous les candidats, afin de comparer les idées et tenter de mesurer leur compétence et leur désir d’Europe. En collaboration avec les groupes locaux des Jeunes Européens – France et son Bureau national, nous avons établi une liste de questions adressées à toutes les listes : priorités budgétaires, réformes institutionnelles, environnement, présidence de la Commission…

Notre maillage local nous a permis de rencontrer un grand nombre de candidats qui siègent aujourd’hui au Parlement européen : ceux-là savent désormais qu’il existe des jeunes convaincus par un futur fédéral de l’Europe, et que leur magazine s’appelle le Taurillon. Les interviews réalisées pendant la campagne ne se sont pas perdues sur la Toile. Regroupées dans ce sommaire, elles sont à la disposition de tous les observateurs attentifs qui pourront y lire les divers engagements et promesses faites au printemps 2009, afin de rappeler à l’ordre nos élus durant leur mandat.

L’Europe doit faire partie de la campagne des régionales

Mais au delà de la présentation des programmes, ce cycle d’interviews a révélé une appropriation bien disparate de l’idée fédérale au sein des listes candidates. Ainsi les listes des parti autonomistes régionaux, marginales en terme de voix, ont partagé sur le Taurillon une vision du projet politique européen bien plus avancée que les partis politiques traditionnels, preuve qu’ « au-delà de sa dimension culturelle et linguistique, cette réalité infra-nationale revêt une dimension politique et institutionnelle au sein des États de l’Union ». Et cette réalité dont parle Béligh Nabli trouvera en 2010 une nouvelle expression politique dans le débat public à l’occasion des élections régionales françaises.

La rédaction s’est hasardée à émettre l’hypothèse que les médias comme les partis ne parleront pas plus d’Europe lors de la campagne des régionales que pendant celle des européennes. Notre mission pour ce début d’année est alors toute trouvée : poser les questions qui ne seront posées nulle part ailleurs, pour que l’on parle d’Europe dans cette campagne. Quels sont les projets que les candidats aux régionales voudront porter pour glaner les fonds européens ? Aménagement du territoire, valorisation du patrimoine, développement économique : autant d’occasions d’intégrer l’Europe dans l’avenir des régions en parlant de coopération transfrontalière, de cofinancement entre régions voisines, bref d’échange, de dialogue, d’initiatives communes. Voilà ce que nous, fédéralistes, irons chercher auprès des candidats. Avis aux intéressés.

2010 sera également l’occasion pour le Taurillon de renforcer ses liens avec les observateurs privilégiés de l’actualité européenne : intellectuels, juristes, politologues, responsables associatifs, groupes de réflexion, journalistes… Toutes celles et ceux qui mêlent, dans leur approche de l’Europe, distance critique et envie de progrès, ont leur mot à dire et le Taurillon reste à leur écoute par refus du conformisme europhile qui s’accommode trop des nombreux travers de l’Europe de 2009, à commencer par le gouvernement des Nations dans l’Union.

C’est en continuant de s’ouvrir sur l’espace public européen émergeant, tout en restant nous-mêmes, militants fédéralistes, que nous pourrons continuer « de jouer ce rôle important » qui nous oblige à poursuivre en 2010, dans l’Europe de Lisbonne, le travail entamé au lendemain de l’échec du référendum sur la Constitution européenne de 2005.

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P.-S.

Illustration : Logo du Taurillon

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