Accueil > Opinions > Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

L’honneur de la serpillière humide

, par François-Xavier Hen

Les insultes de Nigel Farage à Herman Van Rompuy ont fait un joli buzz sur la toile. En le provoquant ainsi en séance publique avec de tels qualificatifs, l’eurodéputé europhobe espérait vraisemblablement faire parler de lui. Mais au delà de cette publicité très rentable, il est possible de faire quelques remarques sur ce coup d’éclat.

Auteurs

  • Responsable du pôle Europe UDI MoDem Jeunes pour la fédération de Paris, et ancien vice-président national des Jeunes Européens France.

Au Parlement européen, le chef du parti UKIP - qui prône le retrait du Royaume Uni de l’Union européenne - a estimé que le président du Conseil européen avait le charisme d’une « serpillière humide » et l’apparence d’un « petit employé de banque ». Sans s’arrêter là, il lui a également demandé qui il était et a affirmé que personne ne le connaissait. Enfin, il a estimé que Herman Van Rompuy haïssait le concept d’État-nation et que c’était probablement dû au fait qu’il venait de Belgique, qui « n’est pas vraiment un pays ».

Suite à ces insultes mercredi 24 février, le président du Parlement européen Jerzy Buzek a convoqué le leader europhobe pour lui demander de présenter ses excuses. Ce dernier ayant refusé, il a été privé de ses indemnités parlementaires pour une durée de dix jours et a préféré présenter des excuses aux « employés de banque qu’il aurait blessés » en les comparant au président du conseil. Herman Van Rompuy a fait savoir immédiatement après l’intervention de Nigel Farage qu’il n’avait « que du mépris » pour de tels propos. « Mais je n’interviens pas là-dessus » a-t-il fait savoir.

Une sanction contre-productive

Bien que des insultes ne grandissent jamais leur auteur, on peut regretter la décision de Jerzy Buzek pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est un argument - néanmoins discutable - qu’un parlement est un lieu de débat absolu, et qu’il doit être permis d’y exprimer même l’interdit pour pouvoir le combattre. Cet argument avait notamment été présenté par Daniel Cohn-Bendit, il y a un an, lorsqu’il était question de laisser Jean-Marie Le Pen, en tant que doyen de l’assemblée nouvellement élue, présider la séance introductive.

Par ailleurs, les extrêmes n’aiment rien tant qu’endosser les habits de ce qu’ils détestent pour mieux l’abattre. Ainsi en est-il des racistes qui s’élèvent contre la « police de la pensée », des nationalistes qui s’érigent en hérauts de « l’anti-système » ou des négationnistes « défenseurs de la liberté d’expression ». En condamnant ses insultes publiques, Jerzy Buzek fait de Nigel Farage un martyr - si l’on peut dire - de sa cause, et donne satisfaction à ceux qui dénient à l’Union Européenne ses qualités démocratiques de garante de la liberté d’expression. Rien n’aurait plus nui au leader des europhobes au sein du Parlement Européen que de le laisser montrer lui-même qu’il n’a que des insultes à opposer à ceux qu’il critique.

A tous les coups on perd

Mais on peut aussi remarquer que Nigel Farage reproche à Herman Van Rompuy non seulement son manque de charisme, mais aussi le fait que « personne ne le connaisse ». Aurait-il été heureux que le président permanent du conseil européen ait été un leader charismatique, un homme très célèbre, bref un symbole de pouvoir politique ? Serait-il sans le savoir partisan d’une Europe puissance, d’une Europe dotée d’un véritable président capable de réveiller l’envie d’Europe chez ses concitoyens européens ? C’est un grand paradoxe que de voir quelqu’un qui souhaite ardemment la disparition de l’Union Européenne reprocher à cette dernière d’avoir choisi un homme devant s’effacer devant les leaders nationaux ; un homme vu comme un « chairman » se contentant d’organiser des réunions et de faciliter le consensus ; bref, un homme choisi d’une manière intergouvernementale pour une Europe a minima.

Passons sur le fait de siéger au sein d’une institution dont on souhaite la disparition et intéressons-nous à un autre paradoxe, beaucoup plus inquiétant : alors qu’il prône la mort de l’Europe politique et la pertinence absolue de l’État-nation, il insulte explicitement un pays, la Belgique, en disant qu’elle ne mérite pas ce nom. Si l’Union européenne doit être abattue, et si tout autre pays que le sien propre ne mérite pas ce nom, que reste-t-il à part la guerre ? Quelle autre proposition peut faire une personne qui ne se réclame que de son peuple, que de sa nation, et qui dénie à un autre le droit d’avoir cette fierté ? Le nationalisme, c’est et ce sera toujours la guerre.

La grandeur du pardon

Herman Van Rompuy a bien réagi en ne répondant pas à des insultes. Que n’aurait-on pas lu dans la presse europhobe s’il lui avait répondu de la même manière ! Mais je pense qu’il aurait encore plus gagné à lui pardonner publiquement, ou à intercéder auprès de Jerzy Buzek pour qu’il ne soit pas blâmé pour son discours. Il aurait ainsi montré de quel côté la liberté d’expression est la mieux défendue, et aurait eu une attitude véritablement présidentielle.

Et puis comme le dit si bien Oscar Wilde, pardonner à son ennemi est la meilleure façon de l’irriter !

Partagez cet article

  • Facebook icon
  • Twitter icon
  • +1 icon
  • URL courte :

P.-S.

Illustration : photographie de Nigel Farage issue de son profil wikipedia et réalisée par Euro Realist Newsletter.

Vos commentaires

  • Le 5 mars 2010 à 13:53, par Cédric En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Il y a clairement deux articles dans cet article :
    - l’intro et le § n°2 : intéressant.
    - les § n°1 et 3 « Une sanction contre-productive » et « La grandeur du pardon », rédigés après une overdose de patates OGM.

    Vous avez fumé quoi ?

    Et puis quoi encore ? Qu’est-ce qu’il aurait dû faire d’autre, HVR ? Venir prendre Farage dans ses bras ? Se baisser pour lui lécher les basques ? Puis se retourner et ramasser la savonnette qui trainait là, par terre ?

    Et quand Le Pen dit que les camps de concentration n’ont jamais existé, faut-il lui répondre : « Vous avez certainement vos raisons de croire cela, je serais très heureux d’en discuter. Voudriez-vous 100 balles et un mars ? »

    Vous planez ???

  • Le 5 mars 2010 à 14:56, par Fabien Cazenave En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Effectivement, peut-on débattre avec les gens qui ne respectent pas les autres ? Grande question... l’auteur a son point de vue, vous le votre :-p

    En tous les cas, Farage a réussi son coup médiatique et cela lui a coûté seulement 3000 €... C’est quand même assez choquant de voir ce que ce bonhomme a pu dire « la Belgique est un non pays » tout en ce réclamant de la démocratie des « nations ». Il se sentait sûrement plus égal que les autres comme disait l’autre.

  • Le 5 mars 2010 à 16:50, par Maël Donoso En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Cher Cédric,

    Je ne sais pas si vous consommez des patates OGM ou pas, mais je me permets de remarquer que votre message est inutilement agressif et ne comporte pas l’ombre d’un argument.

    Cependant, vous avez certainement vos raisons de vous exciter ainsi, je serais très heureux d’en discuter. Voudriez-vous 100 balles et un mars ?

  • Le 5 mars 2010 à 19:06, par Alex Korbel En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Fabien, le fait que la Belgique ne soit pas une nation fait l’unanimité. Il n’y a pas de nation belge. Dis à un wallon qu’il est de la même nationalité qu’un flamand et il va bien rigoler. Il y a des wallons et des flamands qui ne s’aiment guère et qui sont sujets du Roi. Point. Tout comme il n’y a pas de nation grande-bretonne mais bien des nations écossaise, galloise... (d’où le tournoi des 6 nations).

    Mais je conçois que cette distinction entre nation, état et pays soit difficilement compréhensible par quelqu’un qui a fait ses études en France.

    Dans la bouche de Farage qui ne jure que par le concept d’Etat-nation, il est donc normal de considérer la Belgique comme un non-pays puisque ce pays est très artificiel, très récent et que les deux (trois pour être exact) communautés de Belgique s’entendent très mal.

    Au-delà de cela, plusieurs points :
    - Notons que Nigel Farage a bien cerné qui est Van Rompuy : "capable, compétent et dangereux". Ceux qui sous-estiment Van Rompuy ne font cette erreur qu’une seule fois dans leur vie. Ainsi, Van Rompuy, de manière très fine, ne polémique pas sur ce non-évènement pour ne pas faire de pub à Farage.
    - Traiter Farage d’europhobe est soit de la mauvaise foi, soit de l’ignorance. Ne pas être satisfait de la forme actuelle de l’UE n’est pas équivalent à ne pas aimer l’Europe ou les Européens.
    - Farage a été impoli, ce qui est grave, mais ce n’est pas un crime. Un pays libre est un pays qui tolère les comportements qui sortent de l’ordinaire sans sortir du Droit. Dit autrement, ne tolérer que les gens comme soi, c’est être intolérant.
    - Il y a deux poids, deux mesures en matière de tolérance des propos de MEPs. Quand un partisan de l’intégration européenne insulte un partisan de la non-intégration européenne, il n’est pas blâmé. Exemple : Guy Verhofstadt qui compare les nationalistes aux nazis, des MEPs ALDE et PSE qui disent que les partisans de la non-intégration européenne (ou d’une intégration européenne différente) leurs font penser à Adolf Hitler, DCB qui dit que les sceptiques devraient être à l’asile psychiatrique, Margot Wallström qui a clairement fait un lien entre être partisan de la non-intégration européenne et... les camps de la mort ("There are those today who want to scrap the supra-national idea. They want the EU to go back to the old purely intergovernmental way of doing things. I say those people should come to Terezin and see where that old road leads.”) !

  • Le 6 mars 2010 à 00:25, par Fabien Cazenave En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Alex, ce n’est pas parce que j’ai fait mes études en France que je ne suis pas capable de faire la différence sur les points que vous citez. La meilleure preuve est que je suis fédéraliste malgré une éducation nationale faisant la promotion d’un modèle étatique centralisateur...

    Farage ne respecte pas le pouvoir souverain des Belges qui vivent dans un Etat qu’ils n’ont pas décidé de dissoudre jusqu’à présent... Ce n’est pas parce qu’il y a des Ukrainiens pro-russes et d’autres pro-occidentaux que je vais dire que l’Uktraine est un non-Etat. Pardonnez moi par avance cette comparaison forcément imparfaite mais les résultats électoraux du 1er tour de l’élection présidentielle ukrainienne me permettent cette comparaison factice.

    Je vous concède cependant que vous avez un bon argument en disant que "Dans la bouche de Farage qui ne jure que par le concept d’Etat-nation, il est donc normal de considérer la Belgique comme un non-pays puisque ce pays est très artificiel, très récent et que les deux (trois pour être exact) communautés de Belgique s’entendent très mal." Je me permets quand même de vous signalez que le pays n’est pas si "récent" que ça puisqu’il s’est créé avant l’Allemagne. Et que Farage ne respecte pas la souveraineté des Belges en niant leur pays.

    Pour vous répondre sur vos autres points :
    - Notons que Nigel Farage a bien cerné qui est Van Rompuy : « capable, compétent et dangereux ». Ceux qui sous-estiment Van Rompuy ne font cette erreur qu’une seule fois dans leur vie. Ainsi, Van Rompuy, de manière très fine, ne polémique pas sur ce non-évènement pour ne pas faire de pub à Farage. Vous avez raison de souligner que Van Rompuy est un véritable homme politique de qualité.

    - Traiter Farage d’europhobe est soit de la mauvaise foi, soit de l’ignorance. Ne pas être satisfait de la forme actuelle de l’UE n’est pas équivalent à ne pas aimer l’Europe ou les Européens. Farage est europhobe parce qu’il refuse toute construction européenne. Nous aussi ne sommes pas satisfaits de la forme actuelle de l’Europe. Sauf que nous voulons une Europe (fédérale)

    - Farage a été impoli, ce qui est grave, mais ce n’est pas un crime. Un pays libre est un pays qui tolère les comportements qui sortent de l’ordinaire sans sortir du Droit. Dit autrement, ne tolérer que les gens comme soi, c’est être intolérant. Vous êtes d’accord avec l’auteur de l’article sur ce point. C’est une vraie question : peut-on discuter avec ceux qui sont intolérants comme Farage. Question de point de vue.

    - Enfin votre citation de Wallström est mal interprétée : le nationalisme, c’est la guerre. Et cela peut nous mener aux horreurs que nous avons connus par le passé. La Margot a parfaitement raison.

  • Le 6 mars 2010 à 00:39, par KPM En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    J’adore ^^

  • Le 6 mars 2010 à 01:01, par KPM En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    À noter que le UKIP vient d’exclure une de ses membres, qui refusait depuis juin de siéger au groupe ELD au PE, en raison de la présence dans ce groupe d’éléments racistes et xénophobes (on songe à la Lega Nord, au LAOS grec ou au Dansk Folkeparti).

    Je crois qu’on peut dire que le UKIP a désormais choisi son camp. Pourtant, avant les élections, le UKIP refusait encore une alliance avec le BNP au motif que celui-ci était raciste.

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/8550698.stm

  • Le 6 mars 2010 à 09:22, par Valéry En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Qu’un leader d’extrême droite dérape verbalement n’est guère inhabituel. Ici, au final, le dérapage n’est guère significatif. La critique est partagée par de nombreux europhiles.

    Au final tu as raison de souligner la contradiction entre l’ultra-nationalisme du monsieur et la critique d’un leader européen faible.

    L’échec des innovations intergouvernementales du traité de Lisbonne, désormais manifeste : au final, les seules avancées significatives de ce mini-traité concernent les pouvoirs du Parlement européen. Il est heureux de voir que en dépit d’un leadership timoré à gauche, les eurodéputés jouent un rôle dasn la défense de nos libertés avec SWIFT. Espérons qu’ils se montrent audacieux agélement en ce qui concerne ACTA.

  • Le 6 mars 2010 à 11:58, par Cédric En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Je veux bien 100 balles et un mars.

    Un petit bisou pour se réconcilier ?

    En guise d’argumentation : http://www.youtube.com/watch?v=B3Y4EGRgYqQ

    Ce serait pas mal comme hymne officiel de l’Union européenne, non ? Qu’en pensez-vous ?

  • Le 6 mars 2010 à 12:49, par Fabien Cazenave En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Messieurs, merci de ne plus succomber au charme du bashing par le truchement de l’ordinateur.

    @Cédric : on est loin sur le Taurillon d’être des bisounours de l’Europe, au contraire même...  :-p

  • Le 6 mars 2010 à 22:14, par KPM En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Et donc finalement, au final ? :-))

  • Le 6 mars 2010 à 22:19, par KPM En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Peut-on tolérer les intolérants ? Mon opinion est résolument oui. « Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs », a dit un célèbre sage.

    On doit combattre l’intolérance, mais si l’on commence à identifier l’intolérant à l’intolérance on n’est plus très loin d’être soi-même intolérant...

    Ne nous trompons pas de cible : tout combat doit porter sur les idées, jamais sur les personnes qui les portent.

  • Le 7 mars 2010 à 03:58, par Alex Korbel En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    "Farage ne respecte pas le pouvoir souverain des Belges qui vivent dans un Etat qu’ils n’ont pas décidé de dissoudre jusqu’à présent… " Trois choses. Donner son avis sur la nature d’un territoire n’équivaut pas à ne pas respecter la souveraineté des personnes qui y vivent. Lorsque le royaume de Belgique a été créé, on n’a pas demandé leur avis aux ante-Belges. D’une manière générale, la notion de "pouvoir souverain" d’un peuple est une fiction.

    "que je vais dire que l’Uktraine est un non-Etat." "que le pays n’est pas si « récent » " Farage parlait de "country", pas de "state". C’est l’état belge qui est né en 1830-31, pas les différents pays qui le constituent. Ne le prenez pas mal, mais malgré ce que vous dites au début de votre message, vous confondez pays, état et nation. Ce n’est pas du tout une méchante critique de ma part, tout le monde mélange ces notions (et bien d’autres).

    "Farage est europhobe parce qu’il refuse toute construction européenne. Nous aussi ne sommes pas satisfaits de la forme actuelle de l’Europe. Sauf que nous voulons une Europe (fédérale)" Je vois ce que vous voulez dire. Mais vous utilisez à nouveau les mauvais mots pour dire ce que vous avez à dire. Vous ne voulez pas une Europe fédérale, vous voulez une Union Européenne fédérale. Farage n’est pas europhobe (il n’a pas peur de la somme de territoires qu’est l’Europe), il est simplement partisan d’une absence d’intégration politique (ou d’une intégration politique différente) des états qui gérent une partie de ces territoires.

    "C’est une vraie question : peut-on discuter avec ceux qui sont intolérants comme Farage." Il ne s’agit pas de cela ici. Buzek ne pose pas la question de savoir si oui ou non on peut/doit discuter avec Farage. Il punit Farage pour avoir tenu des propos qu’il juge déplaisants. L’attitude de Farage est impolie, la décision de Buzek est intolérante et autoritaire.

    "le nationalisme, c’est la guerre." Non. L’identification de certaines personnes à un groupe ethnique n’équivaut pas à la guerre. Je sais que Mitterrand voulait dire par là que le nationalisme conduit à la guerre, mais c’est flou, inquantifiable donc a priori faux. D’une manière générale, ce n’est jamais une nation qui déclare la guerre à une autre. Ce sont toujours les gouvernements qui le font.

  • Le 10 mars 2010 à 11:49, par Cédric En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Tiens, encore une fois, un de mes commentaires demeure non-publié.

    Ca commence à devenir décevant.

  • Le 10 mars 2010 à 12:04, par Fabien Cazenave En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Si vous parlez du commentaire où vous comparez ceux qui soutiennent l’Europe des bisounours à des nazis, oui vous avez été « censuré ». D’autant plus que vous nous avez comparés quelques postes avant à des défenseurs bisounours de l’Europe.

    Ce commentaire ne rentrait donc pas dans le cadre de ce qui est permis par notre charte de modération : ni insultes ni comparaisons douteuses.

    Vous aurez remarqué que plusieurs de vos posts critiques (dans un aspect négatif) ont été publiés auparavant. Nous sommes donc ouverts au dialogue. Pas aux insultes.

  • Le 10 mars 2010 à 12:18, par Cédric En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Ce n’est pas ce que j’ai dit.

  • Le 10 mars 2010 à 15:50, par Fabien Cazenave En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Vous ne pouvez pas défendre Farage et expliquer que "la notion de « pouvoir souverain » d’un peuple est une fiction".

    Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec vous sur Farage : il est europhobe. Vous pouvez jouer sur les mots et expliquer qu’il veut une Europe totalement confédérale et interétatique. Ce n’est pas l’Europe, ou alors celle de 1815.

  • Le 6 avril 2010 à 05:07, par lovy1966 En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    Au cas ou mon premier message ne passe en entier qui est sans violence !! mais très explicite j’espère que vous aurez la descence de laisser celui ci ..Rompuy n’a pas été élu et c’est pour cela que Farage l’attaque avec la moutarde qui lui monte au nez ! franchement, n’est ce pas anti démocratique que de placer un homme au sommet d’une assemblée d"élus sans être élu !! Alors Farage avait raison d’être en colère vu la gravité du geste. De plus ne pâs réagir équivaut a une trahison envers les peuples qui ont votés démocratiquement. Alors, Farage ne cherchait pas de pub mais la justice !! dire le contraire est mal connaitre Farage.

  • Le 6 avril 2010 à 19:23, par Laurent Nicolas En réponse à : Retour sur la polémique Farage - Van Rompuy

    L’intervention de Farage est une honte, purement et simplement, et aucun argument politique ne peut justifier la manière dont il s’est adressé à Herman Van Rompuy. C’était de la haine, des insultes, qui ont totalement pris le dessus sur l’argumentation, lacunaire comme d’habitude avec cet énergumène.

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom