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Derniers commentaires

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    Hier  18:09, par Volpi Rémy

    Le sens de cette guerre ? On ne peut le saisir qu’à la lumière de la « violence mimétique » de René Girard : De tous les animaux, l’homme est le plus apte à l’imitation. Cette aptitude entraîne le désir mimétique (« je l’aime de ce que tu l’aimes », dit un héros de Shakespeare à son rival), qui entraîne la lutte de tous contre tous, égaux et rivaux. Toutes les sociétés survivantes se caractérisent par le mythe fondateur d’un chaos initial auquel est mis fin le sacrifice d’une victime, le « bouc émissaire ». Force d’endiguement de la violence mimétique,le religieux verrouille la société survivante par la hiérarchie, les mythes, les rites, intangibles, sous peine de mort. Girard voit dans l’apport judéo-chrétien, qui « casse le morceau » en valorisant la victime, la dénonciation du mécanisme du bouc émissaire. La société moderne se caractérise par sa sortie de la tradition, sortie périlleuse puisqu’elle « déclavète » les forces qui endiguent la violence mimétique. Les tumultes franco-allemands ont débuté avec la déclaration de guerre à l’Europe par la Révolution française en 1792. On est passé ainsi de la guerre dynastique menée, selon un rituel contrôlé, par des professionnels, à un type nouveau, la guerre nationale débridée. Clausewitz avait entrevu de façon prémonitoire que dans le cas d’une guerre totale, la « montée aux extrêmes » fait que la guerre deviendrait une fin en soi et non plus un moyen. La Prusse et la France entrent dans une phase de rivalité mimétique, chacun étant à la fois le rival et le modèle de l’autre. Le nationalisme narcissique et haineux était le catalyseur nécessaire à cette grande transformation. Au début du XXème siècle, France et Allemagne étaient fin prêts à en découdre. Vœu exaucé en 1914 Si la Grande Guerre avait été une guerre au sens traditionnel, elle aurait cessé dès 1915 au vu d’une froide analyse coût/gains propre à la politique classique. Mais ici, nous sommes à un tournant de l’histoire, et plus rien ne saura arrêter les orages d’acier. Nous sommes de plain-pied dans la démence rageuse d’un emballement mimétique au risque d’une destruction mutuelle assurée. Soit aux antipodes de la guerre classique que le polémologue Gaston Bouthoul décrit comme « fête suprême, grande orgie sacrée ». Ici, l’Europe s’est vautrée dans une abrupte régression barbare, faisant jusqu’au milieu du XXème siècle de ce petit cap de l’Asie le « continent des ténèbre »s selon l’expression de Mark Mazower. L’Europe fédérale, c’est une tentative d’endiguement de la violence mimétique désormais, le progrès aidant, apocalyptique. C’est tout le sens qui devrait ressortir des commémorations de 1914-1918. Il est hélas à craindre qu’on en soit loin.

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Dimanche dernier 12:08, par Ferghane Azihari

    Merci pour vos commentaires.

    @Alexandre Marin.

    La France ne connait pas du tout l’adage « small is beautiful ». On ne parle pas de l’éclatement des entités administratives mais de leurs compétences. Si on déléguait aux collectivités territoriales toute la responsabilité fiscale, alors l’éclatement administratif ne serait plus un problème. Chacun serait mis face à ses responsabilités.

    Les communes/départements/régions pourraient eux-mêmes fusionner avec leurs voisins pour rationaliser leurs dépenses si cela s’avère nécessaire (ce dont je doute). Je ne vois pas en quoi des grosses régions pourraient permettre de lutter contre l’hégémonie de Paris. La question réside là encore dans la répartition des compétences entre le local et le national.

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Dimanche dernier  11:38, par Alexandre Marin

    « Pourtant il semble que plus une communauté politique est petite, plus elle est respectueuse de la diversité des réalités individuelles et sociales et corrélativement de l’idéal démocratique. Prétendre favoriser la démocratie locale en accroissant la superficie des circonscriptions ne relève dans ces conditions que d’une vaste plaisanterie ».

    Ce « small is beautiful » a été la politique d’aménagement du territoire de la République française tout au long des XIX° et XX°siècles. Voulant lutter contre les grandes villes girondines, les Montagnards ont commencé à découper la France en petites entités appelées « département ». Un siècle plus tard, la III° république s’est beaucoup appuyée sur les départements et les petites communes pour que les grandes villes de province perdent en influence face à Paris.

    C’est pourquoi, en France, il y a 36000 communes. Sur ce terrain, la France est la championne du « small is beautiful ».

    Dans ce contexte, agrandir la taille des régions est utile pour permettre à celles-ci de s’émanciper de la tutelle parisienne, et d’acquérir une réelle autonomie. Si on veut limiter l’influence centralisatrice de Paris, mieux vaut créer de grandes régions autour d’une ou de plusieurs grandes villes qui auraient des capacités solides d’auto-financement que des petits territoires. Cela, sans préjudice que ces grandes régions organisent elles-mêmes une démocratie locale à leur échelle ou à des échelles inférieures.

    Dans la logique post-révolutionnaire, le principe du département est cohérent. L’idée était qu’à l’époque où l’homme se déplaçait à la vitesse du cheval, il fallait que les services administratifs ne soient pas situés à plus de 48 heures. Le problème sous l’Ancien Régime était que la taille des provinces rendait inconfortable l’accès à l’administration, et du coup, cette dernière était peu efficace. Mais aujourd’hui, cette logique n’a plus de sens. On ne se déplace plus à la vitesse du cheval. Rien ne s’oppose à ce que les régions aient des pouvoirs importants, comme sous l’Ancien Régime (bien entendu, avec les réalités actuelles).

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Dimanche dernier  08:52, par Valéry

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Samedi dernier  23:47, par Xavier C.

    @ tnemessiacne Ah ! Vers le modèle des Länder... comme Hamburg ? Saarland ? Bremen ? Schleswig-Holstein ? Voyez, ce n’est pas la taille qui compte. ;)

    Les grosses régions françaises n’auront en fait pas le quart des marges de manoeuvres, libertés et responsabilités des Länder.

    Nos grosses régions vont-elles avoir une constitution, chacune ? Avec leur gouvernement et leur parlement ? Elles pourront élaborer leurs programmes scolaires ? Gérer leur propre système d’assurance maladie (à l’instar de l’Alsace-Moselle) ou de sécurité sociale ?

    SVP, élaguez les lois de décentralisation pour nous montrer en quoi nous allons vers un modèle décentralisé. Mais gardez bien à l’esprit que donner des compétences, tout en les encadrant strictement (donc sans laisser de marges de manœuvres) et en conditionnant et gardant le contrôle du financement, cela ne peut pas être qualifié sérieusement de « décentralisation ».

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Samedi dernier 21:08, par Hervé Moritz

    Il est jacobin au sens qu’il est dessiné et imposé par l’Etat central et qu’il se préoccupe uniquement du découpage territorial, et non de la question des compétences et des budgets. C’est pourtant ce dont il faut parler et non des limites administratives, qui finalement importent peu.

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Samedi dernier  19:35, par tnemessiacne

    Par rapport au titre, : Les nouvelles régions vont à priori, vers des euro-régions européennes, des landers à l’allemande, l’inverse du jacobinisme et plutôt vers l’européisme.

    Sauf si les régions sont contrôlés plus fortement par l’Etat.

    Je pourrais vous apporter des arguments en élaguant les lois de décentralisations qui vont à priori à l’inverse du « jacobinisme ».

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    Samedi dernier  13:37, par Xavier C.

    Bravo au Taurillon de publier rien de moins que la meilleure analyse au sujet de cette réforme qui défie le bon sens.

    Il n’y a vraiment rien à ajouter, tout y est. Et l’essentiel :
    - rappel des objectifs de cette réforme (merci de les énoncer clairement),
    - démonstration brève, mais magistrale : aucun objectif n’est rempli et il ne peut en être autrement avec la solution retenue.

    Avons-nous entendu l’opposition mettre en avant ces objections logiques ? Tout le « débat » est resté sur l’identité régionale, ce qui est légitime, mais face à ces Valls qui, manifestement, sont des « daltoniens culturels », ne voyant qu’une carte monocolore et monolithique de la culture en France, pardon, de l’unique culture française, ça ne peut pas faire mouche.

    Rappeler que la Suisse, plus petite que la France, a plus de cantons et que ceux-ci ont plus de pouvoirs que n’importe quelle région française ne pourra jamais espérer, voilà qui est une excellente chose. Seulement pour nos amis jacobins, la Suisse, avec sa réelle application du principe de subsidiarité, sa démocratie directe à la fois au niveau cantonal et au niveau fédéral, ainsi que son parlement respecté... ce n’est pas du tout un modèle. Et que cela fonctionne ne change rien à l’affaire.

    Et ils n’ont aucune excuse : la Suisse est à côté et une partie est francophone (on peut comprendre que parfois le fonctionnement de l’Allemagne avec ses Länder peut paraître bien flou puisque tout y est dans la langue de Goethe et avec Internet l’information n’est pas du tout disponible facilement).

    J’aimerai annoncer publiquement que je suis prêt à contribuer financièrement à l’achat d’un billet de train aller-retour pour que M. Valls aille à Bern.

  • Le budget français en sursis ?

    15 octobre 2014  15:49, par Alain

    « New deal européen », il a fumé la moquette, l’UE ne peut s’endetter, l’argent vient des états qui rognent déjà son budget au point qu’elle ne peut plus honorer ses factures. On se demande bien d’où viendront les 300 Mia promis par Juncker. La BEI elle-même ne prête qu’avec des élastiques ....

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    15 octobre 2014  10:03, par Jean-Luc Lefèvre

    Ces commémorations ne me satisfont pas en effet, bien que je sois historien de formation et je rejoins ici l’opinion de M. VOLPI. Cent ans après les faits, douloureux - 20 000 civils et militaires tués, disparus et mutilés par jour entre 1914 et 1918- , les commémorations s’inscrivent partout dans la même perspective égocentrique que celle qui a conduit à la déflagration. Partout, l’accent sur le soldat, sur ses souffrances...comme si chaque nation avait le monopole de son deuil. Dans le même temps, la mémoire des CIVILS emportés dans le conflit est largement occultée. Je suis actuellement sur les traces de ces civils déportés par l’occupant entre mars et mai 1917 dans la région du Condroz en Belgique. Ils venaient du Pas - de - Calais, de la Somme, de l’Aisne, de l’Oise...Près de trois mille dans un village de 1 500 habitants jusqu’en 1919...Qui s’en souvient ? qui fait l’effort de s’en souvenir ? Que je sache, ce n’est pas récupérer les commémorations que de vouloir échapper à la pesanteur nationale en esquissant, à l’heure des exodes kurdes et autres, une mémoire transnationale !!! Pour se prémunir des abus de nos instances politiques confinées et claquemurées dans des frontières...Freghane a raison : aucun sens à cette guerre, sinon pour les seuls qui en valent la peine : nos arrière grands-parents !

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    15 octobre 2014 02:18, par Ferghane Azihari

    Pouvez-vous nous expliquer le « sens » de cette guerre ? J’avoue que là, j’ai du mal.

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    14 octobre 2014  21:11, par Shaft

    La Première Guerre Mondiale a donné naissance à la Société des Nations pas à l’Union Européenne qui est une construction entamée après la Seconde. On ne peut pas appliquer le regard d’aujourd’hui sur la Grande Guerre car l’idée européenne n’ existait pas à l’époque. Appliquer le filtre européen sur ces évènnements provoque un brouillage du message des commémorations et le sens de cette guerre

    Respectons l’objectivité des faits en ne leur faisant pas dire ce qu’ils n’ont jamais dit

  • Pourquoi les journaux télévisés ne parlent pas de la nouvelle Commission

    14 octobre 2014  20:41, par catherine

    je relis aujourd’hui, un mois et plus plus tard, et me dis qu’il y a plein d’excellentes suggestions dans ce texte, j’espère que le président de la COmmission va vous lire ou bien que vous allez lui écrire !!!!

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    14 octobre 2014  18:50, par François Mennerat

    Je penche plutôt en faveur de l’opinion exprimée par Shaft. Telles qu’elles sont organisées, ces commémorations sont terriblement ambiguës. Le 25 décembre prochain, oserons-nous commémorer les fraternisations de Noël 1914 ? Ça, au moins, cela aurait une tonalité positive. Mais rappeler la souffrance, les carnages, cela ne mène pas forcément à la paix. Cela risque plutôt d’attiser les ressentiments, car c’est toujours la faute des autres. Et rappeler les héroïsmes individuels ou collectifs (?) non plus, car cela flatte la fierté... nationale. Contrairement à ce que nous voulons croire, une majorité de Français est encore anti-allemande. Tentez l’expérience : écoutez les propos de comptoir ou les conversations lors des réunions familiales. Il faut encore beaucoup de doigté pour désarmer ces munitions enfouies. Pour faire accepter sereinement l’exercice en commun de certaines souverainetés « régaliennes », combien de générations faudra-t-il ? Sans même parler des couacs de sa mise en œuvre, beaucoup récusent l’idée même d’une monnaie unique. Et même, ils comptent encore en francs, comme les invitent encore, 12 ans après, de nombreux tickets de caisse. C’était à l’Europe d’organiser ces commémorations, pas à la France ou aux autres États. Allez, mieux vaut regarder le présent et se tourner vers l’avenir. Nous y trouvons beaucoup de raisons de construire et d’espérer.

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    14 octobre 2014 01:47, par Hervé Moritz

    Les événements commémorés sont à l’origine de la construction européenne, qui s’est construite face à ces barbaries. L’Europe, en tant qu’idée, et ceux qui la pensent d’une façon ou d’une autre ont leur place dans ces commémorations, dont le message doit être pacifique, fraternel et européen, et non nationaliste ou belliciste.

  • Commémorer 1914-1918 : une arme à double tranchant

    13 octobre 2014  10:13, par shaft

    Il ne s agit que d une commémoration d un conflit sanglant. L Union européenne n est pas concernée par des manifestations patriotiques. De grâce que les pro européens ne viennent pas faire de la récupération politique surtout là où ils ne sont pas invites

  • Vers une Union régionale en Asie orientale ?

    10 octobre 2014  14:13, par xuan

    "le berceau de la riziculture asiatique, situé dans le Hunan, en Chine centrale (et non pas dans le Yunnan, dans le sud du pays, comme on le croyait encore jusque là...), s’était - il y a quelques six mille ans - constitué autour de la variété du riz dénommée... « japonica »"

    Ce passage est bête. Le nom savant de la variété de riz japonica de l’espèce Oryza sativa (ou riz domestique asiatique) a été donné par les botanistes occidentaux aux 18-19eme siècles pour la distingué morphologiquement de l’autre grande variété domestique asiatique indica selon des conceptions d’origines géographiques maintenant largement infirmés par la science. (L’origine de la plante Oryza remonte au Gondwana.) La domestication d’Oryza sativa quant à elle s’est produite d’abord dans le sud de la Chine, et les pratiques rizicoles inventées sur le continent dans les cultures des sites tels que ceux de Chengtoushan ou de Caoxieshan, avant d’arrivé au Japon à l’époque Yayoi.

  • Andrus Ansip, un commissaire pour la cyber-Europe

    10 octobre 2014  11:58, par Kolkoleos

    Après avoir lu cet article il me semble risible de croire aux vertus auto-correctrices du libéralisme quand l’on voit les contradictions de fonds sur les problèmes cruciaux relatifs à la Révolution Numériques et la Société de l’Information.

    Un statut d’e-resident est vide de sens, au surplus européen, puisque le protocole TCP/IP ne donne que par exception les adresses géographiques des utilisateurs. Cette division ne vaut pas l’effort soit d’un nouveau protocole soit d’un web-tracking liberticide et est in fine inutile. Inutile car ce statut ne saurait en rien protéger efficacement les données personnelles et inutile car un règlement européen qui devrait sortir fin 2014 va normalement régler le problème des données personnelles et notamment grâce au droit à l’oubli numérique et à la mobilité des données.

    Au surplus, il me paraît tout simplement absurde de prétendre protéger les données personnelles et de se faire le fer de lance de la démocratie - à l’instar de M. Ansip - et dans le même temps d’avoir soutenu ACTA qui est le projet le plus liberticide au niveau des libertés numériques qui n’ai jamais vu le jour en Europe. ACTA était un pur produit libéral, qui, par un tour de force rhétorique, a essayé de faire croire que les intérêts des industries se fondaient aux intérêts du peuple et donc de la démocratie. Le problème a été un problème de fond, désolé M. Ansip, car je me souviens bien d’avoir entendu le peuple s’insurger contre ce tissu de lois policières servant les classes dominantes.

    Ces atrocités montrent bien la vision qu’a Ansip du libéralisme : La sécurité de la minorité doit passer par le sacrifice de la liberté de la majorité.

  • L’Hôpital franco-espagnol de Puijçerda, un exemple de coopération européenne ?

    10 octobre 2014  10:58, par nospelle

    nospelle.michel@gmail.com

  • L’Europe des Etats a-t-elle déséquilibré la Commission Juncker ?

    9 octobre 2014  23:27, par GIRAUD jean-guy

    La décision du Conseil européen de ne pas appliquer la règle relative à la réduction du nombre des commissaires a été prise lors de sa réunion du 22 mai 2013 . L’article 17§5 du Traité de Lisbonne lui permettait en effet de décider - à l’unanimité - de « ne pas modifier le nombre des commissaires ». La promesse faite inconsidérément au gouvernement irlandais (à la veille de son 2ème referendum sur le Traité de Lisbonne) a été ainsi respectée. Aucun État membre, aucune Institution (pas même le PE) n’a réagi - pas plus que les associations pro-européennes. Si la commission des affaires européennes prenait le soin d’analyser cette question, elle s’apercevrait que celle-ci constitue la clé permettant l’émergence d’un véritable gouvernement européen. JGG

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