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Derniers commentaires

  • La guerre des mots et l’Europe

    Mercredi dernier  13:36, par Yves COLLIN

    Du point de vue de la propriété intellectuelle,« EURO » ET « EUROP »sont identiques ou similaires,à une lettre sur cinq près.Ceci implique la perception actuelle qu’en a le public lorsqu’on parle de crise.Les américains,à tel égard avec l’appellation de « Dollar » ou les anglais « livre sterling »,semblent attacher moins d’importance à la relation entre l’Etat et l’argent que ne le font apparemment les européens en créant cette confusion,alors que l’instrument monétaire reste n’être qu’un moyen d’échanges,c’est-à-dire une technique,dont les hommes se sont dotés au cours du temps.

  • Brexit ou pas, renouer avec l’espoir

    Mardi dernier  09:56, par Guth

    Je souscris absolument à votre article, Bernard, et c’est pour cela que je souhaite que la GB sorte de l’UE. Florent Baffi trouve immonde l’esprit de ceux qui disent « England out ! », et je pourrais le comprendre si la GB était un membre normal de l’UE, mais ni dans l’esprit, ni dans la lettre, les Anglais ne sont des partenaires loyanx : ils veulent autre chose qu’une union politique et ils veulent une place à part et privilégiée dans une union. Acceptons de voir cela en face. Leur départ permettrait peut-être à l’« Europe molle » de ne pas se perdre dans les marais de la nullité, mais pourrait produire un choc tel, et une crainte telle, que nos politiciens accepteraient peut-être de préparer une union plus resserrée et moins nombreuse ! Espoir fou, je vous l’accorde, mais seule voie que j’imagine pour aller ailleurs que dans le néant. Amitiés

  • Réfugiés : Valls n’a pas de leçon à donner à Merkel

    Dimanche dernier  13:23, par Egon ABRAHAM

    Le 1er Ministre Manuel Vals parle au nom de la France,et la majorités des Français sont du mème avis que lui sur le nombre de réfugies a faire a rentrer en France.

  • La guerre des mots et l’Europe

    Dimanche dernier  11:30, par POLLICAND

    La formation politique de l’Europe (par le fédéralisme unificateur) ce n’est pas un jeu de mots, c’est la volonté de supprimer les États-nations, fauteurs de guerres mondiales, pour mettre en valeur le Citoyen-souverain, bénéficiant du principe de subsidiarité ; La contrepartie de cet États-nation, c’est mettre en place une centaine d’États-Fédérés régionaux sur tout le territoire fédéral, permettant au Citoyen-souverain, libre et responsable, de pratiquer la législation participative (Votes des Constitutions fédérale et fédérés et votes des lois les plus importantes de son État fédéré, comme le Budget), car proche de son domicile (ou de son lieu de travail). C’est également supprimer les partis nationaux (maîtres avec les gouvernements nationaux de toutes les institutions européennes) alors qu’ils pratiquent de plus en plus le nationalisme conduisant directement aux guerres avec les voisins) vis à vis de leurs peuples dont ils moquent « comme de la guigne » (sauf pendant les périodes préélectorales). Le Mouvement européen international, devrait proposer, parce que suffisamment puissant pour cela, à ce sujet un référendum du Million de Citoyens, qui, positif, serait proposé au Parlement européen sous forme de pétition (et non pas à la Commission européenne qui s’empresserait de le disqualifier pour faire plaisir aux États-nations dont il dépend totalement) .......pour qu’il se transforme en Assemblée Constituante. Un membre de l’UEF Haut de France

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    Samedi dernier  01:29, par Alexandre Marin

    @Alain

    Pouvez-vous citer un seul membre de Svoboda (parti néo-nazi ukrainien) qui participerait au gouvernement ukrainien actuel ?

  • La guerre des mots et l’Europe

    Samedi dernier  01:27, par Alexandre Marin

    « Donc profitez-en, vous êtes des adversaires plus que redoutables, d’autant que c’est vous qui tenez les rennes du pouvoir et des média depuis plus de 40 ans. »

    Ce sont des fédéralistes qui sont au pouvoir depuis 40 ans ? Première nouvelle ! Pourquoi alors, l’Union européenne demeure-t-elle une Europe des nations ? Car oui, l’Union européenne a les compétences que les nations lui donne.

    Cela n’empêche pas les chefs d’Etats et de gouvernement d’imputer à l’Europe tous les maux nationaux et de s’attribuer tous les succès européens (par exemple la garantie jeunesse).

    Le fédéralisme n’a donc jamais été appliqué, sauf pour les politiques agricoles, environnementales, et de concurrence , comme par hasard, des sujets sur lesquels l’Europe est efficace (en tout cas assez pour imposer 1 milliard d’euros d’amende à Microsoft et 6 milliard à google pour infraction des règles européennes, demandez-vous si la France arriverait à imposer des amendes comparables aux multi-nationales qui fraudent le fisc, la fiscalité n’étant d’ailleurs pas une compétence européenne).

  • Ukraine : « Nous n’avons pas besoin d’un despote éclairé, mais d’un modèle politique efficace »

    28 avril 2016  21:21, par pichard

    Bonne appréciation de la politique Ukrainienne, malheureusement, trop peu diffusée. Bravo au Taurillon !

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    28 avril 2016  13:55, par Valéry

    En ce qui concerne le terme « déficit démocratique » il est apparu pour la première fois dans le manifeste des Jeunes Européens Fédéralistes - les éditeurs de ce site - en 1977, sous la plume du président européen de l’organisation Richard Corbett, qui devint ensuite député européen. Cf. The first use of the term “democratic deficit”.

    C’est donc plutôt un titre de gloire pour les fédéralistes européens qu’il se soit imposé dans le débat public. De fait nous continuons aujourd’hui de dénoncer ce déficit démocratique dans chacune de nos prises de position car cette dénonciation est au cœur de notre engagement. Le diagnostic est partagé par exemple par Jürgen Habermas qui dénonce comme nous l’Europe intergouvernementale post-démocratique construite par les gouvernements des 28. Seuls les membres de l’establishment qui détiennent le pouvoir national estiment démocratique un système où des exécutifs nationaux se muent en législateurs dès qu’ils siègent ensemble dans la discrétion que l’indifférence des médias les fait bénéficier - indifférence dont ils sont eux même les auteurs.

    Le problème n’est pas ici le diagnostique mais la réponse à apporter. N’ayons pas peur de donner la nôtre : un gouvernement fédéral européen issu d’un processus démocratique.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    28 avril 2016  13:47, par Valéry

    Notons que l’auteur de l’article cède elle même au piège des nationalistes en les désignant sous le terme d’eurosceptiques. Le scepticisme « Qui a tendance à mettre en doute les croyances et les vérités couramment admises » est en soi plutôt une bonne chose quand il est pertinent. Il fait partie de la démarche scientifique et fonde le progrès intellectuel. En s’auto-désignant sous ce vocable plutôt modéré les nationalistes, partisans d’une idéologie prônant la division du genre human en tribues, l’inféodation de l’individu à une communauté et à l’État qui l’incarne et appelant à se méfier de l’étranger, avancent masqués. Tout usage du terme pour les désigner contribue à faire apparaître leur discours comme inoffensif.

    Les fédéralistes européens pourraient tout autant prétendre à ce titre puisqu’ils dénoncent, inlassablement depuis les premiers traités européens, la mise à l’écart des citoyens dans le processus de construction européenne mis en place par les gouvernements.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    28 avril 2016  13:40, par Valéry

    Merci pour cet excellent article qui recoupe celui de Fabien paru le même jour : La guerre des mots et l’Europe.

    Son propos est essentiel car c’est pas ce biais que les fascistes ont obtenus progressivement en France l’hégémonie culturelle (cf. le § « gramscisme de droite » dans cet http://www.slate.fr/story/92165/combat-culturelarticle).

    Les militants fédéralistes européens doivent impérativement en prendre connaissance et le diffuser dans leurs rangs, et réfléchir à la manière dont ils formulent leur message.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    27 avril 2016  15:16, par Alain

    Et quel aurait été la bonne question ?

    Ce qui n’a aucun sens c’est un accord d’association avec un état corrompu qui ne sait même pas ce que signifie la bonne gouvernance et avec une large participation au pouvoir des néo-nazis assumés. Mais l’Europe en a l’habitude quand on voit les commémoration en héros nationaux des SS dans les états baltes et en Croatie, sous le silence assourdissants des europhiles qui n’ont pas de mots trop durs contre les gouvernements hongrois et polonais

  • La guerre des mots et l’Europe

    26 avril 2016  18:03, par Apostat

    bonjour,

    si cela peut vous rassurer, d’un point de vu unionsceptique, les fédéralistes sont tous sauf mous mais au contraire une machine de guerre idéologique n’hésitant pas a utiliser les manœuvres les plus extrêmes (faire revoter, installer une véritable propagande en payant des « trolls » sur internet, bidouiller les traités pour éviter tout retour en arrière etc...)

    Donc profitez-en, vous êtes des adversaires plus que redoutables, d’autant que c’est vous qui tenez les rennes du pouvoir et des média depuis plus de 40 ans. Vous êtes donc efficaces en plus !

    Si j’espère votre défaite idéologique, je ne peux qu’admirer votre gestion idéologique des choses tout ce temps.

    A mon sens votre recul dans l’espace politique est davantage du à une réalité des faits qui contredit en grande partie les prévisions des « avancées » (tenez, un de vos mots à vous) fédéralistes. La suite dira ce qu’il en adviendra.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    26 avril 2016  17:54, par Apostat

    Bonjour,

    article intéressant sur le fond qu’il aborde (et qui fait écho à ma récente lecture du LTI de Klemperer) et qui soulève un certain nombre de questions tout à fait passionnantes sur le débat autour de l’Union européenne.

    Là où vous vous trompez à mon sens c’est que votre postulat de départ est erroné : l’idée selon laquelle les cadres hostiles au fédéralisme européen auraient triomphé dans nos sociétés ce qui est une perception portée davantage par votre sensibilité mise à mal que par la réalité de la langue.

    En effet, si certains exemples sont réels (« Bruxelles ») ils renvoient à une habitude bien ancienne qui n’est rien d’autre que la vieille métonymie, largement utilisée dans la vie courante. D’autant qu’elle ne porte ici aucune connotation péjorative (sauf à être anti-belge.)

    De même vous vous mélangez un peu les pinceaux sur d’autres exemples : ainsi le « déficit démocratique », non seulement renvoie à des faits (les différentes consultations populaires contournées, l’absence d’élection, légèrement corrigée, de la commission européenne ou encore l’indépendance de la banque centrale) mais est même partagé par des gens favorables au fédéralisme (notamment sur ce site) : la différence ne tient pas sur le constat mais sur les solutions : plus ou moins d’intégration.

    En revanche vous oubliez un peu vite vos propres cadres, qui en réalité, dominent largement : ainsi de « Europe », qui vise par un amalgame (assez honteux il faut le dire) à assimiler un espace géographique, donc neutre, à choix d’organisation politique en visant ainsi à en faire une réalité objective, évidente et donc non contestable dans son orientation même. Et que dire de « europhobe » ! Je rejette cette union européenne et donc suis affublé d’un nom qui vise non pas à qualifier réellement mon orientation politique (vous croyez vraiment que je veux attaquer l’Allemagne ?) mais à assimiler cette orientation, d’abord à l’évidence (« Europe » cf. au dessus) associé à la peur/rejet, qui amène une confusion terrible : je rappelle que la peur est l’outil de la survie, donc stimulant et nécessaire : ainsi on délégitime tout doute ou crainte sur un projet politique, ne laisse dès lors dans le débat (inexistant) qu’une option, la votre (cf toutes les sorties scandaleuses d’Attali, au choix). Je suis..unionsceptique.

    En somme, même si le propos est légitime, il est quand même étonnant de voir ceux qui écrase le débat de leur rhétorique se plaindre à ce sujet.

    Cordialement

  • La guerre des mots et l’Europe

    25 avril 2016  19:46, par Verdi

    Très bon article,

    Vous avez cependant oublié de préciser « commission et parlement europééens, sinon corrompus, du moins sérieusement noyautés par les lobbies, surtout les grands lobbies industriels et financiers » Pronant ostensiblement l’obscurité (négociations TAFTA par exemple), ça n’aide pas à rendre attractifs et ils sont difficilement défendables...

    - entièrement d’accord avec Bach pour la création d’un parti multi pays

    - Il faut sortir par le haut de cette crise, et compléter cette construction européenne : former un véritable pouvoir politique européen qui reste à définig, un parlement élu directement (peut être voir à supprimer la proportionnelle) et qui ne sera plus là que pour faire de la figuration (en même temps c’est ce que font déjà les parlements nationaux, de la figuration)

    Maheureusement, les pro europééns n’étant généralement pas des grandes gueules, ils auront toujours plus de mal à se faire entendre.

    La construction européenne est au milieu du gué...pendant quelques années c’est allé pas trop mal, le fleuve était calme. Il est maintenant en crue, et cette crue ne va certainement pas faiblir...soit nous trouvons le courage de passer sur l’autre rive, soit il faudra rebrousser chemin. Si rien n’est fait, nous serons emportés...

  • Nucléaire : où en est l’Union européenne ?

    21 avril 2016  12:15, par SMEDTS Jean-Jacques

    Bonjour, Je souligne certaines erreurs, affirmations hâtives ou approximations dans cet article néanmoins fort intéressant :
    - le nucléaire représente-t-il 28 % de la production d’énergie ou de la production d’électricité ?
    - oui l’uranium est importé (pas ou guère plus que le pétrole ou le gaz sans doute) mais il est facile de constituer des stocks car les tonnages sont faibles. Le Canada est un fournisseur important que vous ne mentionnez pas.
    - qui a dit que la durée d’exploitation des centrales nucléaires devait être limitée à 50 ans ? En France la situation est examinée tous les 10 ans et l’ASN décide si on peut exploiter 10 ans de plus et à quelles conditions : il n’y a donc pas de durée fixée. Aux USA la majorité des centrales ont été progressivement autorisées à fonctionner 60 ans.
    - l’investissement total de l’UE dans l’atome est certainement plus proche de 700 milliards que de 700 millions... mais à ma connaissance il ne s’agit pas de « fonds européens », il n’y a donc aps de « concurrence » avec les fonds européens (fonds structurels, etc). Tous mes encouragements au Taurillon (je suis adhérent du MEF, dans le Gard). Cordialement.

  • La guerre des mots et l’Europe

    19 avril 2016  19:05, par Bach

    Bonjour, la guerre des mots n’est, en effet, pas une simple guéguerre pour média... Derrière les mots se cachent des mentalités et diverses conceptions du monde. S’agissant de l’Europe impuissante et malmenée par les nationalistes, il y aurait bien une réponse adaptée, mais il semble que personne n’y songe ou que personne ne veuille la donner et surtout s’engager...Pour y répondre et s’engager, voilà : Les peuples européens doivent prendre le pouvoir pour restaurer une démocratie captive. Comment faire ? Il faut créer un parti fédéraliste européen commun à tous dans chaque pays (comme une confédération syndicale) avec un programme de base pour la prise du pouvoir communal, régional, national ainsi qu’au parlement européen. Compliqué ? Oui et non. Comme en amour, c’est l’envie de séduire et de gagner qui décide de l’issue. Y a-t’il un européen dans la salle ?

  • Fédéraliser les partis politiques d’Europe

    19 avril 2016  16:41, par Audric ALEXANDRE

    Bonjour, Comme vous l’expliquez très bien, il y a un gouffre entre différents partis nationaux du même groupe européen, qu’il s’agisse d’un côté de l’UMP/LR ou PP face à Viktor Orban, d’un PS français à côté du SPD, ou de nos Verts face à eux-mêmes. L’idée de créer des partis européens à partir des partis nationaux me semble plutôt impossible pour cette première raison, mais aussi parce que ces partis nationaux sont composés de personnes, d’êtres humains, dont le logiciel de pensée est souvent strictement national.

    C’est pourquoi les partis européens (les vrais partis européens, et non pas les groupes de partis nationaux dont vous parlez) comme le PFE ou PACE, le parti des citoyens européens, seront amenés à prendre de l’importance sur les scènes politiques européenne, nationales et locales. Philippe Herzog avait évoqué l’idée d’une fédéralisation des Verts européens pour créer un véritable parti européen, dans les années 80. Daniel Cohn-Bendit avait rejeté l’idée.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    17 avril 2016 12:36, par Hervé Moritz

    Je pense simplement qu’on a pas posé la bonne question dans ce cas. Dans une référendum, la question est clé et détermine souvent le résultat. Si la question est un prétexte à un débat qui ne répond pas à la question, alors c’est un référendum caduque. Le courage c’est de poser la bonne question pour avoir un vrai débat.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    16 avril 2016  19:32, par Apostat

    Bonjour,

    je déduis de votre article que le referendum est, par lui même problématique puisque binaire, et qu’en conséquence la réponse n’est jamais adaptée à la question, et qu’en conséquence on peut le délégitimer. Alors, tous les refendums (ou -da) le sont, y compris le « oui » à Maastrich par exemple.

    Hélas comme bien souvent ici, et d’une manière générale avec les partisans de l’intégration européenne, est qu’une seule réponse n’est acceptable en réalité. Quand on vote « oui », on est un électeur responsable, ouvert sur le monde et informé, quand on vote « non », on est partisan d’un « repli sur soi (sic) », on a pas compris car mal informé (voire « analphabète » — oui oui , je l’ai lu en 2005) etc...

    Et pourtant je vous rejoins pour dire que la réponse dépasse largement la question, mais ne serait-ce pas plutôt car les peuples ne sont jamais directement consultés, et de manière collective, sur tous ces sujets fondamentaux et profitent en conséquence de l’espace qui leur est donné ? Peut être aussi parce que tous les referendum sont perdus et alors on entre dans un cercle qui limite les referendums, donc les moments d’expression/décision et abonde les « eurosceptiques » (que j’appelle moi les vrais europhiles).

    Cordialement

  • La Syrie doit devenir un Etat fédéral et démocratique

    16 avril 2016  14:50, par Tarico

    Etat fédéral ? Ainsi on aurait une région kurde, adossée à Turquie et sans accès à la mer, pas viable. On aurait une enclave dans le nord sous le joug de la charia, où les milices s’entretueraient pour le pouvoir, les plus extrémistes finissant par l’emporter, et enfin une zone sous contrôle du régime, avec tous les réfugiés des autres régions, spoliés de leur habitat.

    Ce qui a fait l’originalité et la beauté de la Syrie, c’est l’imbrication très étroite de ses communautés, aucun endroit n’est 100% ceci ou cela, quand on parle de « réduit alaouite », c’est faux, car les réfugiés sunnites y sont désormais majoritaires, les kurdes partagent leurs villages avec turkmènes et chrétiens, les villes, toutes les villes, sont très cosmopolites. Ainsi, un partage du territoire est inenvisageable sans spolier les uns ou les autres.

    La seule solution viable, c’est la reconquête de tout le territoire par l’armée nationale, une armée de conscrits de toutes confessions, puis une évolution du gouvernement actuel vers une démocratie relative. Relative parce que les islamistes et les séparatistes en demeureraient exclus, mais bénéficieraient d’une amnistie et seraient associés à la reconstruction du pays, sur le modèle tchétchène qui a somme toute bien fonctionné : « Paix contre Business ».

    Les alliances aussi resteraient gravées dans le marbre et ne sauraient être remises en cause. Tout comme le président, qui aurait le droit de se présenter à nouveau en 2021 s’il le souhaite. Ces deux éléments constituant tout l’enjeu de cette guerre : une convergence d’intérêts opportuniste surgie en 2011 à la faveur du « printemps arabe » : destituer Bachar al Assad et casser l’axe Russie/Iran/Syrie/Hezbollah. C’est raté, il ne reste plus qu’à l’entériner et revenir au status quo. Pas si grave, on s’y fera, voilà tout.

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